MenuL'association "Etincelle", bibliothèque destinée aux enfants au sein de l'hôpital
L'ENGAGEMENT HUMANITAIRE
Chapitre 14
Lorsqu'on vit au Togo, très vite des évidences apparaissent: la population est pauvre, les besoins sont énormes. On meurt encore de faim à Lomé. Comme nous ne pouvons pas être partout en même temps, pour éviter de se disperser dans nos actions, nous avons choisi de nous engager plus spécifiquement auprès de quelques structures. Notre choix s'est porté sur celles intervenant auprès d' enfants : en effet, les premières victimes de la paupérisation sont les enfants, qui se retrouvent souvent dans des situations précaires voire sordides. Nous avons donc choisi d'aider plus activement 3 structures venant en aide aux enfants:
Journal des parents
La pouponnière Sainte-Claire de Lomé , orphelinat qui accueille les enfants de 0 à 3 ans
L'association "P'tit bévou", orphelinat et centre d'alphabétisation pour les orphelins du SIDA
Mais notre aide est aussi ponctuelle auprès d'autres associations ou structures, et se traduit par des remises de dons. Par exemple....
L'association "ANGE". La pauvreté des familles conduit fréquemment à jeter à la rue les enfants soit parce que l'on ne peut plus les nourrir, soit dans un contexte de bigamie parce qu'ils sont issus de la femme précédente et qu'on n'en veut pas à la maison... Quelle qu'en soit la raison, ces enfants parfois très jeunes se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans ressources,et tôt ou tard, volent pour manger. Ils sont alors arrêtés et amenés à la brigade des mineurs, jetés en prison dans des cellules surpeuplées. C'est là qu'intervient "Ange": l'association va chercher ces enfants âgés de 8 à 15 ans, enquête pour retrouver les familles et les raisons qui ont mené les enfants à la rue, tente de renouer le dialogue familial. Lorsque cela réussit, les enfants réintègrent leur famille; en cas d'échec, le centre "Ange" les accueille et les prend en charge pour leur inculquer un métier par la voie de l'apprentissage. Soutenue par l'association oecuménique "
Fondacio", Ange permet à ces enfants de se préparer un avenir. Le parrainage d'enfants est possible et moyennant 300 euros par ans, le parrain subvient aux besoins scolaires, alimentaires et médicaux de son filleul. Là aussi, des dons ont été faits par le "Tonnerre" (vêtements, livres, jeux, chaussures).
Le dispensaire du Mont Agou. Situé avant Kpalimé, à environ 2 heures de Lomé, le mont Agou est le point culminant du Togo; on y accède par une route escarpée, creusée d'ornières et souvent encombrée par des arbres tombés... Un peu avant le sommet, 7 kilomètres au-dessus du dernier village, a été construit en 2002 un dispensaire dans le cadre du programme self-help de l'ambassade des USA. Ce programme est destiné à financer la construction de bâtiments publics au profit des populations du pays, la gestion et l'entretien ultérieur incombant à ces populations. Par sa situation, le dispensaire est un peu oublié de tous, le village a du mal à gérer seul la structure. Pourtant une sage-femme est présente en permanence et elle supervise les accouchements des femmes qui ont réussi à atteindre à temps le dispensaire par le sentier de chèvre... Elle est payée 5000 FCFA par mois (7,62 €). Lors de notre première visite au dispensaire, nous avions été émus par le dénuement général (pas de médicaments, pas de mobilier) et avions promis de revenir. Grâce au passage du bateau français "Tonnerre" en avril 2009, nous avons récupéré du matériel paramédical (savon, désinfectants, compresses) qui a été remis à Catherine la sage-femme.
Le centre "La providence" . Installé à Lomé, ce centre est dirigé par une religieuse, Soeur Pascaline. Depuis 10 ans, elle accueille les jeunes filles des rues, les héberge, afin de les faire sortir de la prostitution. Les jeunes filles, parfois très jeunes, arrivent au centre les mains vides, sans bagages, ayant parfois fui leur famille qui les pousse vers le trottoir. Souvent, elles sont accompagnées de leur bébé... Le centre les accueille et tente de leur inculquer des rudiments d'instruction pour qu'elles puissent exercer un métier qui les fasse vivre. Le centre vit de dons qui permettent de nourrir et habiller ces jeunes filles. Nous leur avons fait parvenir chaussures et vêtements collectés à Toulon avant notre départ.