MenuSituée à Lomé à côté de l'hôpital, la pouponnière Sainte-Claire existe depuis 49 ans et s'apprête à fêter en décembre prochain son cinquantième anniversaire. La "maison" comme l'appelle la directrice, a été créée par des soeurs, elles sont actuellement 10 à y vivre, sous la responsabilité de Soeur Sylvie, la directrice. En outre, quelques personnes non religieuses y travaillent au quotidien pour s'occuper des petits pensionnaires; quelques bénévoles comme nous viennent épisodiquement, quelques heures par semaine, donner un petit coup de main.
Chapitre 15
Journal des parents
L'ENGAGEMENT HUMANITAIRE La pouponnière de Lomé
Soeur Sylvie, directrice de la pouponnière
Bien entendu, en fonction de leur situation familiale, ces enfants connaîtront un avenir différent: ceux qui sont orphelins ou abandonnés auront peut-être un jour la chance de trouver un papa et une maman qui voudront bien les adopter... Ceux qui sont temporairement placés repartiront dans leur famille tôt ou tard, parfois confiés à une grand-mère ou une tante lorsque le papa ne peut s'en occuper seul. L'adoption a été totalement suspendue au Togo entre février et décembre 2008, une réforme étant en cours. Pendant cette période, la situation à la pouponnière a été compliquée: les enfants n'ont pas pu être adoptés, et l'orphelinat prévu pour 35 enfants en a accueilli jusqu'à 52, dont beaucoup de nouveaux-nés âgés à leur arrivée de quelques jours. Heureusement, les procédures d'adoption ont repris, les enfants ont commencé à rejoindre leurs familles d'accueil. Désormais au Togo, point important de la réforme, des familles ayant déjà des enfants biologiques peuvent adopter, ce qui n'était pas le cas auparavant.
Les dortoirs
Des visiteurs à la pouponnière...
Comment peut-on aider les enfants de la pouponnière?
Les enfants qui vivent à la pouponnière ont entre 0 et 4 ans. Les raisons qui les y amènent sont diverses mais globalement on trouve 3 catégories de bébés: * des nouveaux-nés amenés par des familles désemparées par une grossesse non voulue d'une jeune fille, ou trouvés abandonnés dans la rue; * des bébés orphelins, soit des 2 parents, soit de maman morte en couche: dans ce dernier cas, le papa amène l'enfant à la pouponnière pour qu'il y passe sa première année (souvent cruciale en Afrique en raison de la situation sanitaire) et s'engage à lui rendre visite aussi souvent que possible; * des enfants privés temporairement de parents, parce que soit en prison, soit hospitalisés.
Devant la pouponnière
Sur place , le bénévolat permet à ces enfants de recevoir la seule chose qui leur manque vraiment, puisque par ailleurs ils sont bien nourris et soignés, à savoir l'affection. Ils sont très demandeurs d'attention, mais aussi de câlins, ce que le personnel n'a pas le temps de prodiguer à chacun. Lorsqu'on est loin , le parrainage d'1 ou plusieurs enfants est une bonne solution: la soeur qui dirige la pouponnière Sainte Claire est très sérieuse, l'argent donné sera utilisé à bon escient. L'argent est attribué à un enfant et sert à payer les soins médicaux et les dépenses de scolarité. Le montant du parrainage est libre, la fréquence des versements aussi, et une des soeurs est chargée de la bonne gestion des fonds.
Le 3 avril 2009, des marins du BPC "Tonnerre" en escale à Lomé ont voulu rendre visite aux enfants de la pouponnière, où ils avaient réalisé un chantier humanitaire (réfection des peintures) en 2008. Beaucoup de sourires, de rencontres et d'émotion pour tous.....